Dre Agnieszka Zurek

Même s’il est naturel de ressentir du stress, s’en débarrasser n’est pas toujours une mince affaire.

En 2013, selon Statistique Canada, 23 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus déclaraient se sentir stressés. La réponse au stress est régulée par un ensemble de cellules et de circuits dans le cerveau. 

Avec sa bourse postdoctorale Banting de l’Université de Calgary, la Dre Agnieszka Zurek étudie la façon dont le souvenir d’un évènement traumatisant (p. ex. avoir été témoin d’un accident de voiture ou avoir vécu l’expérience de la guerre et l’état de stress post-traumatique en résultant) peut saboter les circuits cérébraux du stress et nuire à l’équilibre fragile du système de communication dans le cerveau.

Son intérêt pour les neurosciences a été éveillé lorsqu’elle a subi, enfant, un électroencéphalogramme.

Elle se rappelle : « Les médecins pouvaient réellement voir ce qui se passait dans ma tête, et cela m’a amenée à vouloir étudier le cerveau. »

Après des études de premier cycle et un doctorat en neurosciences à l’Université de Toronto, elle s’est jointe au Hotchkiss Brain Institute de l’Université de Calgary, qui est doté de certains des meilleurs laboratoires de recherche sur le stress au monde et qui offre un environnement de travail axé sur la collaboration.

Les résultats des travaux de la Dre Zurek pourraient un jour mener à la mise au point de nouveaux traitements contre le stress, y compris des médicaments et des thérapies de groupe.

Elle conclut ainsi : « Le cerveau est un volet fascinant du corps humain. Si nous arrivons à comprendre comment il traite le stress et s’y adapte au niveau cellulaire, nous pourrons commencer à concevoir de nouvelles thérapies ciblant les troubles liés au stress. »

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