Ayelet Lahat

Établissement hôte

Université McMaster

Organisme subventionnaire

CRSH

Description du projet

Les enfants timides sont-ils sensibles aux incitatifs sociaux ou non sociaux?

La recherche démontre que les enfants timides risquent davantage de développer des problèmes d'anxiété et de toxicomanie à l'adolescence et à l'âge adulte. Ces problèmes peuvent se répercuter sur leur santé, leur choix de carrière et leur qualité de vie générale.

La Dre Ayelet Lahat, psychologue au Child Emotion Lab de l'Université McMaster, pense que nous pouvons mieux comprendre ces risques en étudiant la réceptivité des enfants à différents incitatifs. Dans sa recherche, elle a évalué quelque 200 enfants (de 10 à 12 ans), adolescents (de 14 à 16 ans) et jeunes adultes (étudiants de premier cycle universitaire).

Chaque participant est chargé d'exécuter à l'ordinateur une tâche faisant appel à sa capacité cognitive, tandis qu'un EEG est fixé à son cuir chevelu afin de mesurer le potentiel évoqué cognitif (PEC), ou potentiel électrique associé à certains événements sensoriels ou moteurs. Cette méthode permet d'examiner les mécanismes neuronaux associés aux stimuli provoqués par la tâche et à l'exécution de la tâche. Les participants voient un visage souriant apparaître à l'écran (incitatif social) lorsqu'ils répondent correctement, et un visage fâché lorsqu'ils répondent incorrectement. Ils peuvent aussi recevoir de l'argent pour une bonne réponse (incitatif non social), ou en perdre pour une mauvaise. À l'avenir, on se servira d'appareils d'IRM fonctionnelle pour visualiser les régions du cerveau activées durant cette tâche.

« Nous devons étudier les mécanismes cognitifs et neuronaux sous-jacents à la timidité, afin de comprendre pourquoi certains enfants développent des problèmes d'anxiété à l'adolescence et à l'âge adulte, et pas d'autres. Nous espérons ainsi éclairer les stratégies de prévention et d'intervention », explique la Dre Lahat.

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