Marinus van Loenhout

Établissement hôte

Université de la Colombie-Britannique

Organisme subventionnaire

CRSNG

Description du projet

Aider les cellules à dire « non » au cancer

Bien qu'elles partagent toutes la même empreinte génétique, les cellules ont un « pouvoir de décision ». Certaines vont décider de se diviser, d'autres de demeurer intactes, tandis que seulement quelques-unes feront le choix irréversible de devenir des cellules potentiellement mortelles qui propageront le cancer.

La détection de ces cellules particulières, et l'explication des mécanismes moléculaires qui les poussent à choisir ce « destin », constitue l'objectif du Dr Marinus van Loenhout, biophysicien moléculaire des Pays-Bas et pionnier dans l'élaboration de nouvelles méthodes de visualisation de la mécanique de l'ADN.

Le Dr van Loenhout travaille actuellement avec des chercheurs de calibre mondial au Centre for High-Throughput Biology de l'Université de la Colombie-Britannique, dans le but de comprendre comment certaines cellules parviennent à survivre et à s'étendre à des régions du corps humain auxquelles elles n'appartiennent pas.

Une difficulté de ce projet est que les techniques biologiques et génétiques actuelles ne sont pas assez sensibles pour détecter et surveiller des cellules en particulier et doivent dépendre d'observations fondées sur la moyenne d'une grande quantité de cellules, ce qui obscurcit les différences individuelles. Pour surmonter cette difficulté, le Dr Van Loenhout conçoit de nouvelles technologies basées sur la détection à haute capacité et l'intégration microfluidique à grande échelle : un « laboratoire sur puce », muni de milliers de soupapes et de chambres de réaction à échelle micrométrique pour manipuler et étudier des cellules en particulier. Ces techniques permettront de distinguer, de mesurer et de caractériser les différentes cellules responsables de la propagation du cancer.

« Si nous arrivions à comprendre comment ces cellules font des choix au niveau moléculaire, nous pourrions les inciter à ne pas se transformer en cellules cancéreuses en usant d'astuce. Cette information serait d'une valeur inestimable pour créer des méthodes de contrôle des cellules souches et concevoir de nouveaux outils de diagnostic et de traitement du cancer », conclut-il.

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