Rena Bivens

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Description du projet

Les réseaux sociaux peuvent-ils aider à enrayer la violence fondée sur le genre?

On pourrait croire que les technologies des médias sociaux ne font pas de distinctions liées au genre. La réalité est qu'elles peuvent parfois entraver les efforts déployés pour enrayer la violence fondée sur le genre. La Dre Rena Bivens, de l'École de journalisme et de communication de l'Université Carleton, étudie l'influence des applications sociales sur ce que les organismes de lutte contre la violence peuvent faire dans cet espace et la façon dont les besoins des organismes sans but lucratif peuvent façonner le développement de telles applications.

Elle note qu'on incite souvent les organismes sans but lucratif à recourir à des outils comme Facebook et Twitter pour susciter des changements sociaux, et ce, malgré un manque de connaissances, de ressources et de temps, et en dépit d'une compréhension limitée de la façon dont la programmation de la technologie nuit aux objectifs à atteindre.

Une des questions qui nous intéresse est de savoir comment les changements constants apportés au codage et aux algorithmes des applications compliquent la propagation des idées des organismes sans but lucratif. Peu d'organismes savent, par exemple, que Facebook ne communique les mises à jour de statut qu'à une minorité de gens qui ont « aimé » leur page.

Le projet de deux ans est réalisé en partenariat avec des centres d'aide aux victimes de viol, des refuges et d'autres organismes publics de sensibilisation et de défense des droits afin de bien saisir leurs besoins. Les résultats de la recherche seront divulgués lors d'ateliers qui auront lieu en 2015 où l'on se demandera comment les organismes sans but lucratif peuvent surmonter ces obstacles pour assurer une utilisation optimale des réseaux sociaux.

« Les concepteurs de logiciels essaient de nous donner ce qu'ils croient que nous voulons, tout en cherchant des façons de rentabiliser les sites de réseautage social », dit la Dre Bivens. « Ils ne voient pas toujours comment la technologie peut compliquer la tâche des organismes sans but lucratif qui cherchent à mettre à contribution les réseaux sociaux pour enrayer la violence fondée sur le genre. »

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